25 mars 2005
Je m'arrête spécifiquement sur le mot étang et les images qu'il éveille dans mon esprit. À part le mot domaine, il semble le plus nommé par Guillevic. Lorsque je pense à l'étang, j'entends le rythme tranquille d'une étendue d'eau de couleur très sombre qui cacherait un vieux coeur battant lentement et en douceur. Son eau est fascinante. Je me demande si elle est peu ou très profonde. Je me dis qu'un danger est possible puisque je ne vois pas son fond, ni ce qu'il contient, à part son eau et sa surface.
Sa beauté vient de ce qui l'entoure : les arbres, les branches, les fleurs et les crapauds; de ce qui se mire en lui : le choses du ciel et celles de la terre penchées vers lui; de ce qui flotte dessus et qui vole autour et au-dessus : les nénuphars, les canards, les feuilles, les oiseaux, les papillons, les libellules et autres insectes. Une beauté extérieure en mouvement, attirante par sa fraîcheur et son éclat.
© Lucie Delarosbil, 2021
Source : Guillevic