4 mai 2005

Publié le par Lucie Delarosbil

Je termine mon journal aujourd'hui. Je dois le remettre demain. Ça fait trois mois que mon frère est mort. Le quatre février deux-mille-cinq restera une date triste et mémorable.

J'ai écrit un mini recueil de poésies sur la sauvage déréliction qu'il a pu vivre avant de s'enlever la vie, sur cette souffrance longue et intolérable qu'il a dû endurer avant d'avoir secrètement et minutieusement prémédité son geste fatal.

Je ne sais pas encore si cette expérience d'écriture m'a permis, comme l'écrit Jean-Noël Pontbriand dans Les mots à découvert, de « transcender ces événements individuels, en eux-mêmes impartageables ». En plus, j'hésite à affirmer catégoriquement qu'elle m'a amenée « à changer de plan d'existence ». Cependant, j'ai la certitude que tout le travail investi dans l'écriture de mes poésies a été accompli à la fois par mon imaginaire et ma conscience. Est-ce que l'imaginaire m'a permis de « changer de plan d'existence  » ?

Je me permets de croire fort à cette possibilité.

© Lucie Delarosbil, 2021

Publié dans Journal, Lecture

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