20 avril 2005

Publié le par Lucie Delarosbil

Encore des jours de passés sans avoir écrit dans mon journal ! J'ai si peu écrit le dernier jour... si pas du tout... Ce jour vide de mes mots à cette date. Vide de ma mémoire. Vide de ma pensée. Un titre, seulement, qui ne m'appartient pas. Une suite interrompue. Une ombre à mon journal ?

Pourtant, ma pensée travaille sans cesse, malgré la lourdeur accablante que je sens dans mon corps douloureux. À cause de lui je n'ai pas pu me rendre au séminaire. Ce corps que je déteste quand il prend tout le contrôle de ma volonté, avec ses incapacités. Ce corps que j'arrive tout de même à aimer, parce qu'il m'oblige à écouter ce que je ne réussis pas à entendre provenant des secousses imprévisibles du deuil.

Guillevic demeure présent à mon esprit sans m'accaparer. J'attends toujours patiemment le moment propice pour écrire sur le vent.

Il viendra, ce moment, il viendra finalement. Je sais.

Mes lectures de L'espace littéraire se sont poursuivies, entrecoupées par la recherche de mon intention perdue d'écrire sur L'ombre de l'amour. Je me demande si je traverse par tous ces essais philosophiques et littéraires pour recréer un texte poétique ou pour recréer ma propre pensée. Je me demande si le premier chemin que j'ai osé prendre a été efficace. Si j'ai inscrit mon texte dans mon vécu plutôt que mon vécu dans mon texte.

Comment savoir ? L'intuition ?

© Lucie Delarosbil, 2021

Publié dans Journal, Lecture

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